Morgane Lambert

Morgane Lambert à 21 ans, étudiante en Mastère 1 Communication Visuelle sur le campus ECV Lille, a décidé de surpasser ses craintes et démarrer une nouvelle aventure en s’inscrivant pour un échange Erasmus.

Pourquoi avoir choisi la ville de Porto, au Portugal ?

J’ai choisi de partir pour trois raisons, je voulais un pays chaud, où la vie n’était pas trop onéreuse et une école qui me plaît. En faisant des recherches sur le site de l’ECV j’ai regardé les écoles qui étaient en partenariat Cumulus et je suis tombée sur le site de l’ESAD Matosinhos qui m’a de suite intéressé. Aucun accord n’avait été signé avec l’ESAD, j’ai donc eu la chance d’être pionnière à Porto pour l’ECV !

Quel sentiment gardes-tu de cette expérience ?

Je ne vais pas mentir, l’expérience Erasmus n’a pas toujours été facile, il y a eu des hauts et des bas. Mais je ne regrette rien, pour une première fois loin de chez moi j’en garde un très bon souvenir.

L’école a été absolument géniale à tout point de vue. De part l’accueil (nous avons eu un tote bag rempli de cadeaux dès notre premier jour), les professeurs faisaient tous l’effort de faire leurs cours en anglais et en portugais, et les élèves étaient gentils et accueillants. L’ESAD est une grande école avec plusieurs ateliers à dispositions, et en tant qu’étudiante en Erasmus je pouvais m’essayer à n’importe quelles activités. C’est d’ailleurs grâce à cela que j’ai pu découvrir le Motion Design pendant 5 mois et ça m’a tellement plu qu’aujourd’hui je recherche un stage dans ce domaine.

Me faire des amis a été la chose la plus facile pour moi, Porto est une ville étudiante avec de nombreuses nationalités. Il y a énormément d’événements organisés pour faire connaissance. J’y ai rencontré des gens merveilleux, que je suis fière d’appeler aujourd’hui mes amis. Que ce soit des locaux ou des Erasmus comme moi.

Culturellement parlant la ville n’est pas en reste, il y a beaucoup d’expositions et de concerts gratuits. Petite mention spéciale pour les fans d’Harry Potter car c’est à Porto que J.K Rowling a écrit les premières phrases de son roman. Le centre-ville est assez petit, sortir, aller boire un verre, voir ses amis, faire les courses, aller au parc, le fleuve, tout se fait en marchant ! Avec la mer à 20 min de métro c’est aussi le rêve pour les fans de surf car la plage de Matosinhos est un véritable spot !

ERASMUS6

La chose la plus difficile a été peut-être de me retrouver seule avec moi-même. Partir en Erasmus c’est comme se déconstruire et apprendre à se reconstruire toute seule. Pour moi ça a donné beaucoup de doutes, de peur et pas mal d’introspection. C’est pour cela que je suis fière d’avoir su m’entourer de personnes de confiance qui ont su m’épauler quand c’était compliqué. J’ai aussi eu l’occasion d’en découvrir un peu plus sur moi-même, une sorte de force que je ne soupçonnais pas vraiment. C’est pour cela que même si l’expérience semble effrayante elle en vaut milles fois le coup.

Comment s’est passé ton retour ?

Je suis rentrée il y a deux semaines, j’étais déjà rentrée plusieurs fois entre-deux mais, le vrai retour se vit différemment. J’ai eu l’impression que toute l’expérience n’avait été qu’un rêve dont je viens juste de me réveiller. Comme je suis rentrée plus tard que les autres je suis arrivée en plein projet. Ma dernière semaine à Porto je l’ai donc passé à travailler jusqu’à 3h du matin pour finir tous mes projets et essayer de voir mes amis un maximum. En rentrant j’ai décidé de me prendre une pause et c’est peut-être ça l’erreur, quand tu t’arrêtes sur ta lancée c’est drôlement plus dur de redémarrer et continuer d’avancer. J’essaie car je me suis promise de nombreuses choses quand j’étais à Porto que j’aimerais respecter. Avant, j’avais peur de prendre l’avion, je détestais ça, dorénavant j’aimerais bien repartir en voyage, découvrir de nouvelles choses. Il y a beaucoup de pays qui m’attirent culturellement. Rétrospectivement, le fait d’avoir vécu à l’étranger me donne davantage confiance quant à ma capacité d’adaptation et je suis moins effrayée à l’idée de me retrouver perdue dans une grande ville comme New-York ou Tokyo… voire même Paris !

Quel conseil donnerais-tu à un élève qui hésite encore à vivre cette aventure ?

Si j’avais un conseil à donner c’est de foncer. C’est effrayant d’être seul et en même temps le fait de partir loin de chez soi est un tremplin pour son enrichissement personnel. Même la barrière de la langue n’est qu’une illusion, une fois dedans on n’a plus le choix, la seule solution c’est d’y aller la tête la première. Et promis, tout se passe bien !