Erreur n°1 – Confondre quantité et intention
L’erreur la plus courante est de vouloir « tout mettre », de noyer le jury sous 50 pages en pensant que la quantité prouve la motivation. C’est l’inverse. Un book surchargé, sans hiérarchie, montre une incapacité à choisir et à structurer sa pensée.
Le conseil ECV : Votre book n’est pas un archivage, c’est un récit. Préférez la cohérence. Montrez 15 à 25 pages (ou 10 à 15 projets) maximum. L’objectif est de montrer une évolution et une intention, pas la totalité de votre production depuis la 6ème.
Erreur n°2 – Mettre en valeur l’étape de recherche
Un book rempli uniquement de travaux finis, « propres » (souvent numériques) est suspect. Il cache le plus important : votre cerveau. Où sont vos doutes, vos tests, vos ratés ? Où est le processus créatif ?
Le conseil ECV : À l’ECV, nous croyons à l’approche atelier. Les examinateurs sont intéressés par votre démarche créative à commencer par l’étape des recherches, ratures vos croquis, vos pages de carnet, vos tests de couleur, vos esquisses. C’est la preuve de la pensée en action, et c’est souvent bien plus riche que l’œuvre finale.
Erreur n°3 – Un book sans histoire
L’examinateur tourne les pages. Une photo. Un dessin. Un autre dessin. Aucune connexion. C’est un book « muet ». Le jury ne doit pas avoir à deviner votre intention ou le contexte d’un projet.
Le conseil ECV : Un projet doit être légendé, mais brièvement. 1 ou 2 phrases suffisent pour raconter le « pourquoi » (le brief ou l’envie), le « comment » (les logiciels ou techniques utilisés) et le « résultat » (ce que vous en avez tiré). Votre book doit montrer comment vous passez d’une idée à une forme.
Erreur n°4 – Négliger la présentation (le contenant)
Un book papier avec des feuilles volantes dans une pochette plastique, ou un book numérique avec des scans flous, des photos mal éclairées et des formats illisibles. Cela envoie un message de négligence.
Le conseil ECV : Le book est votre premier objet de design. Soignez le contenant autant que le contenu. Qu’il soit papier ou numérique, visez la simplicité et la cohérence
Erreur n°5 – Vouloir impressionner au lieu de s’exprimer
C’est l’erreur du candidat qui veut « faire école d’art ». Le book se remplit de « mangas » très techniques, de copies de maîtres, ou d’effets visuels complexes, mais sans âme.
Le conseil ECV : n’essayez pas de deviner ce que l’examinateur veut voir. Montrez-nous qui vous êtes. Nous préférons 1000 fois un univers personnel maladroit mais sincère, qu’une copie technique parfaite. Assumez vos inspirations, mais montrez votre regard, vos obsessions, vos sujets de cœur.
Erreur n°6 – Négliger la mise en scène oral
Le book est posé sur la table. Le candidat attend, silencieux, ou se perd dans des détails sans importance sur son premier projet. Le meilleur des portfolios perd toute sa force s’il est mal défendu.
Le conseil ECV : L’oral fait partie du book. Vous devez être le guide de votre propre univers. Entraînez-vous (vraiment !) à présenter 3 projets clés en 5 minutes. L’objectif n’est pas de tout décrire, mais de montrer la cohérence de votre démarche et de votre intention.
Erreur n°5 – Oublier les projets « de coeur »
Le book est rempli de travaux scolaires (la nature morte obligatoire, l’étude de perspective…). C’est bien, mais c’est imposé. Où est votre créativité spontanée ?
Le conseil ECV : Le jury veut voir ce que vous créez quand personne ne vous regarde. Gardez 1 ou 2 projets personnels « coup de cœur » : un carnet de voyage, une série de photos, une maquette en carton, un court métrage fait avec votre téléphone. C’est souvent ce projet, le plus personnel, qui fait tilt.
Explorez les conseils et l’accompagnement ECV
L’ECV accompagne ses futurs étudiants dans la création de leur book, notamment à travers son Bachelor 1 Design
Un book n’est pas un dossier technique, c’est un autoportrait
C’est un objet vivant qui montre d’où vous venez et où vous voulez aller. À l’ECV, nous n’attendons pas que votre book soit parfait ; nous vous apprenons à le construire, le raconter et le faire grandir avec vous, pour qu’il devienne votre meilleur allié professionnel.
FAQ
Les deux sont valables ! Le papier valorise la matière, le dessin, les textures. Le numérique (PDF ou site web) est excellent pour montrer des projets en mouvement (animation, vidéo, UI) ou 3D. Le meilleur ? Un book papier complété d’une tablette pour les projets animés.
Visez la qualité, pas la quantité. 15 à 25 pages ou 10 à 15 projets bien structurés sont largement suffisants pour un entretien en Année Préparatoire ou en Bachelor.
Non. Montrez seulement ce dont vous êtes fier et ce qui vous représente. Mieux vaut 5 projets forts que 20 projets faibles. C’est ce qu’on appelle « l’editing ».
La sincérité. Le jury cherche à voir votre curiosité, votre culture visuelle et votre envie d’expérimenter. Il ne cherche pas un technicien parfait, mais un futur créatif en design, animation, video game ou en architecture d’intérieur avec un regard unique.