Une jeune directrice artistique qui ose se lancer
À seulement 24 ans, Lison Gabez incarne une génération de créatifs audacieux. Diplômée de l’ECV en 2024, elle est aujourd’hui directrice artistique junior à Lille, mais son parcours ne se résume pas à un titre, il raconte une passion qui ne connaît ni limites ni conventions. Après ses études, face à un marché de l’emploi encore timide, Lison n’a pas attendu, elle s’est lancée à son compte. Parallèlement, elle continue de travailler en restauration, un univers qui nourrit sa curiosité et lui permet de rencontrer des personnes pour élargir son réseau et se faire connaître en tant que DA.
Une approche créative ancrée dans l’urbain et le quotidien
En l’espace d’un an, Lison a collaboré avec des restaurants, des bars, des agences et des amis, créant affiches, menus, identités visuelles et contenus pour les réseaux sociaux. Mais au-delà de la technique, ce qui distingue son travail, c’est sa signature, un mélange de kitsch, d’absurde et de poésie urbaine. Elle puise son inspiration dans le quotidien, dans la rue, dans les objets qui nous entourent. Aluminium, œufs, poubelles, graines… Lison transforme ces matières brutes en textures et typographies pour donner du caractère à ses créations.
Lison Gabez | Directrice Artistique en FreelanceJ’adore créer des choses avec mes mains. Je prends des matières brutes, je les scanne et je les embellis avec le graphisme. Je dessine des typos à la main, je crée des textures, ça apporte cette touche unique avec du caractère.
Semer des graines qui portent leurs fruits
Cette démarche s’étend également à l’engagement collectif. Récemment, Lison a rejoint bénévolement un collectif de musique lillois où elle contribue à la création des supports de leurs événements. Pour le Nouvel An 2026 à Lille, elle a travaillé sur l’affiche, les contenus Instagram, la signalétique et le plan de la soirée, en collaboration avec une artiste 3D, pour sortir un visuel mémorable. Se lancer après les études demande du courage et de la patience. Lison le résume bien en expliquant qu’elle a semé des petites graines en travaillant bénévolement et en parlant de son travail autour d’elle. Aujourd’hui, certaines commencent à pousser.
Trouver le beau dans l’invisible
Et puis, il y a ce petit plaisir qui lui est propre, les déchets, ou plutôt ce que personne ne remarque. Observer, photographier, transformer l’invisible en esthétique, c’est là que réside la force de son art. Lison nous rappelle qu’il est possible de trouver le beau partout, d’expérimenter sans peur et de créer un impact, même à travers les petites choses. Son design brut et coloré raconte des histoires, et surtout, il rend visible ce qui passe souvent inaperçu.
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